La Maison des jouets

Carlos HENRIQUEZ

Edition Bernard CAMPICHE

Alors que son couple bat de l’aile, Hugo Balast se rend seul dans la maison de vacances qu’il avait louée avec sa famille. Pour tuer l’ennui, il fouine dans les affaires des propriétaires. Il découvre des recherches abandonnées sur le passé du village. Il décide de les poursuivre sans se douter, qu’il fera renaître des rancunes et s’exposera à un réel danger.

Mon premier roman oscille entre roman policier, roman historique et saga familiale. J’espère que mon livre sera rempli d’humour et de tendresse, car ma nature me pousse toujours à divertir mon auditoire et, à présent, mon lectorat.

Écouter mon interview dans l’émission « Vertigo » sur La Première

Petit extrait :

 

L’avantage de ne plus se parler, c’est qu’on ne s’engueule plus. Mais ce n’est pas très constructif non plus. Entre engueulades et chape de silence, j’avais du mal à trouver de la motivation pour passer des soirées à la maison. J’ai pris l’habitude de prétexter une surcharge de travail pour traîner des soirées entières au bureau à ne rien faire. Puis les grandes vacances sont arrivées. Agathe et moi, nous avions bloqué la période du 1er au 26 août pour partir à Chartan-sur-Trille. Je me réjouissais de consacrer presque trois semaines à ma famille. Et à présent, je le redoutais. Finalement, nous nous sommes retrouvés hier, chez nous, dans une atmosphère irrespirable, étrangers l’un pour l’autre, sans s’adresser la parole, avec une maison de vacances sur les bras. J’aurais pu renoncer à ces vacances et aller travailler comme ces dernières semaines. Mais je n’avais pas le moral. J’avais besoin d’air. Alors, ce matin j’ai envoyé un message à la propriétaire pour la prévenir de mon arrivée avec un jour de retard, et, sans dire un mot, j’ai pris la voiture pour venir tout seul dans La Maison des jouets.
Ce sont Emma et Raphaël, qui ont baptisé la maison ainsi en regardant les photos sur l’ordinateur. Ils se réjouissaient tellement de la découvrir, mais ils n’y mettront malheureusement jamais les pieds. Je les aurais bien embarqués avec moi, mais j’ai renoncé; Agathe ne m’aurait jamais laissé faire. Pas envie d’avoir Interpol aux fesses. À ses yeux, je suis trop irresponsable pour m’occuper de mes propres enfants pendant plusieurs heures d’affilée. Il est possible qu’elle n’ait pas tort, mais la séparation m’obligera à lui prouver le contraire. À elle, et à moi aussi, par la même occasion… En attendant, les jouets resteront immobiles pendant mon séjour. La vie est parfois injuste.